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Faire un Working Holiday Visa,  Le Working Holiday Visa en Australie,  Voyager en Australie,  Voyager en Océanie

Notre travail dans un camping de luxe à Alice Springs

Au retour de notre roadtrip dans le Red Center, nous étions enfin déterminés à travailler sur Alice Springs. Pourquoi quitter le centre si nous savions que le sud était glaciale et le nord envahi d’autres voyageurs ? Ici, c’était le lieu idéal pour attendre la fin de l’hiver. Et ce n’était pas les offres d’emplois qui manquaient. Après seulement deux jours de recherches nous trouvions un job de rêve avec, en prime, l’hébergement sur place. On vous raconte comment on a trouvé notre travail dans un camping de luxe et surtout, notre quotidien.

Comment avons-nous trouvé ce job de rêve ?

Après avoir repris place dans le jardin de Bec (lire notre article au sujet de notre HelpX sur Alice Springs), nous avons repris nos recherches d’emploi. Ici, il y a plusieurs moyens de trouver un travail :

  • Faire une annonce sur le groupe Facebook “Alice Springs Job” avec sa photo, ses compétences, et attendre des propositions directement en commentaire ou en message privée,
  • Faire les agences de travail et y déposer son CV (il n’y en a qu’une en fait dans la ville pour les Working Holiday Visa et elle ne propose que des jobs dans le bâtiment donc il vous faudra la White Card !)
  • Consulter les postes quotidiens sur le groupe Facebook “Alice Springs Job” et postuler,
  • Se promener en ville et donner son CV dans les boutiques, les cafés, les magasins, les restaurants, les hôtels, le cinéma et autres espaces de loisirs,
  • Consulter les sites internet Seek.com.au, Indeed.com.au, Gumtree.com.au,
  • Envoyer son CV directement par email aux entreprises susceptibles de vous embaucher (si vous êtes maçon, par exemple, à toutes les entreprises du bâtiment).

Nous avions fait toutes les démarches en ayant pas tout à fait un oui et pas tout à fait un non. Le profil informatique de Steve a beaucoup plu et il a eu deux entretiens. Malheureusement, nous ne souhaitions pas rester aussi longtemps dans la ville (ils le voulaient pour six mois !), du coup, il a refusé les postes… Eh oui… ici on refuse un emploi ! Pour ma part, j’ai eu des entretiens rapides au moment où j’ai donné mon CV (restaurant, pharmacie). 

Ce qu’il faut savoir c’est qu’on était très actifs pendant seulement un jour de recherche,  puisque le lendemain, nous devions rejoindre un volontariat pour nous occuper de chameaux (oui… il y a des chameaux à Alice Springs) et que le lendemain matin nous étions embauchés dans notre camping !

Comment ça s’est passé ? C’est simple, avant de rejoindre la ferme de chameaux pour du volontariat, nous avions réalisé que nous n’avions pas postulé dans les campings. Nous avons donc décidé de nous arrêter dans chaque camping pour y déposer nos CV. Et au bout du deuxième, le patron voulait nous voir. On a eu un entretien de quinze minutes environ et on avait notre hébergement et un job pour aussi longtemps que nous souhaitions rester ! On a, du coup, décommander notre volontariat car ce job de rêve avait tout pour plaire :

  • emplacement privé avec salle de bain et WC privés (pour 150 $ la semaine – en sachant qu’à la ferme nous payions 220$- lire notre article concernant notre travail en ferme),
  • économie d’essence car nous ne bougerions plus la voiture,
  • bonne paie (24,34$/heure, 29$/heure les weekends et des indemnités pour le travail de nuit contre 21,80$/heure à la ferme)
  • deux jours de repos par semaine au choix,
  • trois piscines chauffées avec toboggans,
  • une salle de sport toute équipée,
  • une salle de lecture avec grande télévision,
  • une salle de jeu avec billards, etc.
  • des espaces barbecues avec frigo, grilles pains, micro-ondes, bouilloires et plaques de cuissons, lave linges, énorme trampoline,
  • des activités gratuites (pancakes gratuits le dimanche matin, concert le mercredi soir, spectacle le vendredi soir, couché de soleil avec fromage et vin le samedi soir, etc.)

Bref, vous l’aurez compris, ce job, on ne pouvait pas passer à côté ! On oublie pourtant rapidement de prospecter dans les campings des villes où on passe et pourtant c’est si simple… Vous travaillez là où vous dormez et en général ils font un prix pour les résidents du camping. Le travail n’est pas compliqué et vous avez accès à toutes les commodités… On vous explique un peu plus bas notre travail.

La vie en camping

On vous l’a expliqué plus haut… les commodités de ce camping étaient juste incroyables ! On n’aurait jamais pu s’offrir un séjour ici sans y travailler. Pour vous donner un exemple, l’emplacement sans l’électricité et sans l’arrivée d’eau est déjà à 60$ la nuit pour deux personnes car il faut compter des extras si vous êtes plus nombreux. Et nous payions 150$  la semaine à deux avec l’électricité et la salle de bain privée… Bref. On vous avoue avoir beaucoup profité de ces trois mois extraordinaires. Sachant que le camping regroupait des clients qui n’ont, visiblement, pas de problèmes d’argent, nous allions tous les jours faire notre petit marché dans les “free take area” qui sont des espaces où des personnes abandonnent des objets ou de la nourriture qu’ils ne veulent plus ou qu’ils ne peuvent pas emporter avec eux. On peut vous assurer qu’on a récupéré énormément de choses, remplacés des choses usées par d’autres (nouvelle annexe de tente, un parasol, etc.), remplis le frigo ou fait le plein en café, thé, etc. 

On a également affiché devant notre tente que Steve pouvait réparer les PC. Il s’est donc fait quelques extras par-ci par-là en cash. 
Il a également aidé le voisin qui a des problèmes de dos et qui répare les caravanes pour se faire un peu de cash.
Et enfin, on cueillait de la menthe, du thym, du persil et de l’aloe vera directement dans le camping ! J’en ai fait des stocks pour notre départ !
 
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Notre emplacement de camping avec l'affiche de réparation d'ordinateur de Steve
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Vue du jardin de notre maison pour trois mois
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Notre salle de bain privée sur notre emplacement de camping de résidents - On y a installé notre frigo et notre panier pour les fruits et légumes
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Vu d'en haut, avec notre première configuration de la pièce de vie (avant d'avoir mis la grande table pour la cuisine à l'intérieur)
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On aperçoit le duplex (la tente de toit) où il y avait notre chambre. On y dormait bien évidemment, mais on s'y posait aussi les jours de congés car en ouvrait en grand les fenêtres, il y avait une bonne brise et c'est confortable !
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Les vélos que nos voisins nous ont généreusement donnés ! Disons que travailler dans un camping de luxe permet de récupérer ce que des voyageurs ne veulent plus... Tous le monde savait que nous en voulions et hop ! un matin le premier vélo était devant notre porte et le suivant a suivi un mois plus tard !

La vie dans ce camping était facile. On commençait le travail pas trop tôt et on finissait en début d’après-midi, ce qui nous laissait du temps pour faire d’autres choses. Pour nous, c’était, travail sur le site internet, guitare, dessin, ménage, rafistolage, beaucoup de lectures, ballades en vélos que nous avons reçus gratuitement (eh bien oui les clients jettent n’importe quoi…), voir nos amis, se baigner, fabriquer des choses (le panier sur le toit que Steve a créé avec le voisin, des mangeoires pour oiseaux), etc.
Nos journées étaient à chaque fois chargées. On vivait au jour le jour sans contrainte. Si nous ne voulions pas bosser le lendemain, nous demandions un “day off”. Si nous ne voulions pas nous lever, on restait au lit, si nous voulions faire quelque chose, on le faisait tout simplement. 

Ce fut l’occasion de tester la solidité de notre tente de toit et de son annexe. En étant resté deux mois sans la démonter, on peut vous dire qu’elles sont costauds ! Elle n’ont pas bougé d’un poil ! Juste les fermetures éclairs de notre annexe qui sont cassées (les tirettes) et qu’on a remplacé par des ficelles…. mais finalement, tout fut arrangé puisqu’un client a oublié son annexe au camping et on l’a récupéré et remplacé pour repartir avec une tente en parfait état !

On avait aussi nos rituels cartes avec les voisins, apéros avec d’autres, sorties entre collègues… Une vie normale sauf qu’elle s’est passée à l’autre bout du monde, en plein désert et en camping !

Les pancakes gratuits du dimanche matin ! A volonté et offert par le camping à tous les clients et résidents ! C'était notre rendez-vous pour bien démarrer la journée avec un bon café !
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Steve et moi en train de manger les pancakes
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Un peu de bon temps à la piscine du camping après le travail
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Pour la journée mondiale de l'écologie, nous avons recyclé deux bouteilles en plastique pour en faire des mangeoires à oiseaux et y déposer chaque matin des graines, nos restes alimentaires frais (épluchures, trognons de pommes, etc.)
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Les aromates disponibles un peu partout dans le camping et que je cueillais une fois par semaine pour cuisiner ou pour faire sécher au soleil pour le voyage
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Steve qui fabrique notre panier de toit pour la voiture avec les outils de notre voisin
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Les pigeons d'ici avec une coupe rock&roll ! Ah ah !
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Les kangourous qui envahissent le camping chaque jour !

Notre travail en camping

Le job de Mme Manala

Au début, nous avons été tous les deux formés à nettoyer les sanitaires (toilettes, douches et laveries publiques). Il y a en tout quatre blocs à nettoyer en cinq heures tous les jours. Au bout de deux jours, ils m’ont changé de poste et je dois dire que j’ai été super contente ! Je conduisais mon propre véhicule afin de transporter tous le nécessaire pour changer les linges des mobilhomes et faire les lits. On était en équipe de deux et je changeais souvent de partenaire, mais c’est resté jusqu’à la fin de notre travail ici, mon poste principal. Je gérais tous de A à Z (les stocks, le temps, les fiches à compléter, etc.). Parfois, lorsque je terminais plus tôt, j’aidais les autres équipes à nettoyer les mobilhomes, les vider lorsqu’il y avait des départs) ou nettoyer les sanitaires.

J’étais souvent aussi en charge de nettoyer la salle de gym et la salle de lecture. Oui, c’est pas extraordinaire le ménage, mais payé deux fois plus qu’un SMIC français pour cinq heures de travail par jour et avoir piscine et autres commodités gratuites, ben ça fait toujours plaisir ! Parfois on remplissait même le frigo avec de la nourriture que les clients oubliaient ou ne voulaient plus avant leur départ… Très pratique pour déjà, éviter le gaspillage alimentaire (on déteste quand on voit de la nourriture partir à la poubelle) et économiser beaucoup d’argent sur les courses ! En plus, en faisant ce type de travail, on est directement en lien avec des personnes qu’on n’aurait jamais rencontré ailleurs (des femmes au foyer, des aborigènes, des mères célibataires). Ce n’est pas le métier que tout le monde veut faire, mais ça paie les factures de chacun et nous avons été en contact avec des personnes qui vivent d’amour et d’eau fraîche la plupart du temps. C’était encore de très belles rencontres. 

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Avec Ethne que nous reverrons à Adélaïde au Sud de l'Australie et qui vit dans le camping six mois par an pour éviter l'hiver du Sud avec son mari
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Avec Mathilde la seule autre française travaillant ici ! On a très souvent travaillé ensemble pour notre plus grand plaisir !
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Et ça frotte encore pour faire briller ce maudit carrelage blanc...
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Je fais les lits avec Mathilde ! Un job tranquille en soit !

Le job de Mr Manala

Steve a commencé par les sanitaires comme je vous le disais. Malheureusement il y est resté très longtemps avant qu’on ne lui propose autre chose pour varier. Il a ensuite fait la sécurité “Night Shift” deux nuits par semaine. Progressivement, on lui a retiré les sanitaires pour ne faire que le travail de nuit 6 nuits par semaine. Ce ne fut pas si difficile que ça en avait l’air. Il commençait au début à 11h du soir et finissait à 4h du matin. Il devait se promener dans les allées du camping et du coup dissuader aux vols. Les horaires ont changé lorsque le parc a commencé à se vider suite à la fin de la saison estivale. Il commençait à 10h du soir et terminait à 2h du matin. C’était un travail plutôt solitaire mais apaisant. Il lui restait assez de temps pour faire de bonnes nuits complètes malgré tout (de 2h à 10h du matin) et avoir des journées libres, en plus, c’était mieux payé…

La dernière semaine en camping, par contre, ils manquaient de personnels et il a dû enchaîner plusieurs jobs (la nuit 4h de sécurité et les matins en ménage jusqu’à 1h de l’après-midi)… Un rythme difficile même s’il faisait le stripping (vider les mabilhomes en retirant les draps sales, les serviettes, les poubelles et les objets oubliés).
 
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Steve en plein Night Shift !
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Steve en sécurité de nuit
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Notre équipe de ménage un mois avant de partir (donc pas au complet !)
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Un des blocs à nettoyer (toilettes, laundry, douches)

On prépare le départ...

Nous devions quitter le camping le 21 septembre… Finalement, le destin en aura décidé autrement… Nous avons eu un problème mécanique avec Lilly (notre 4X4 qui nous accompagne depuis un an) qui a voulu se faire une petite beauté pendant quelques jours au début, puis deux semaines sur la fin… Rien d’alarmant, mais quand même trois check up dans deux garages différents pour trouver la panne ! On a donc repris notre travail et notre campement dans le camping en attendant que Lilly décide enfin de nous emmener à notre prochaine étape !
 
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Steve après un travail de nuit, sans la voiture (donc la maison) qui est au garage pour changer les pneus
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Premier jour de pluie en trois mois ! Et ça tombait le jour où notre voiture était au garage... Steve prend possession de notre salle de bain en attendant

Nos rencontres dans le camping, mais pas que...

Autant dire que vivre en camping c’est vivre en collocation avec tous le monde… Il n’y a pas de murs en dure et on est un peu les uns sur les autres. Parfois, ce fut compliqué car il faisait chaud dans notre tente alors nous ouvrions toutes les portes et fenêtres et nos voisins retraités adoraient discuter… Du coup, ils nous parlaient des heures alors que nous voulions juste nous reposer… Mais on n’osait pas dire non. Après tout c’est un peu leurs plaisir de raconter leurs aventures à des petits jeunes. Mais bon… il faut accepter de perdre de l’intimité et de la tranquillité (je pense aux enfants qui jouent au trampoline à 7h du matin alors que tu ne souhaites qu’une chose : dormir !). 

Bon, du coup, on a rencontré énormément de personnes, mais on ne faisait pas de photos à chaque fois car c’est un peu le soucis quand on se pose, on en oublie l’appareil photos ! Mais on vous présente les quelques personnes avec qui nous n’avons pas oublié de faire un cliché !

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Avec Ethne et Len au Bojangles Saloon
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Apéro dînatoire entre français avec Marion et Geoffroy
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Avec Helen et Ken les kiwis de Nouvelle Zélande et prof de guitare
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Dernière photo avant de quitter le camping avec Sue et Chris...

Autre moment fort de ces deux mois ici… Mes 29 ans ! Ils ont été fêté en avance cette année car nos voisins de camping (et amis) voulaient absolument fêter mon anniversaire avant notre départ ! Ce fut une véritable surprise car je ne m’y attendais vraiment pas… On a fait un bon repas chez Sue et Chris et ils m’ont gâtée comme une princesse (j’ai bien évidemment verser des larmes…). Et après, nos autres voisins nous ont rejoint autours d’une belle table garnie de chocolats et autres petits délices. On a allumé un petit feu pour se réchauffer et mis de la musique country… Une belle surprise ! Ce voyage continue de nous surprendre. On rencontre chaque fois des personnes incroyables et on vit des moments tellement forts ! Jamais nous ne les oublierons ! D’ailleurs on est invité un peu partout pour les retrouver en Australie en 2019… On nous a même proposé un sponsorship pour rester plusieurs années dans le pays… Pas de panique nous avons refusé ! On a des envies d’ailleurs et rester au même endroit nous rendrait surement malheureux, surtout loin de nos proches… Cette première année en Australie ne pouvait pas mieux se terminer…

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Repas chez Sue et Chris
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Énorme gâteau au chocolat cuisiné par une collègue, Sarah !
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Mes cadeaux australiens !
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Avec Ethne et Len, Sue et Chris, Ben et Helen

Des festivals à Alice Springs

Henley on Todd Festival

Steve avait vu une vidéo de ce festival sur internet et je dois dire qu’on a été au bon moment au bon endroit ! 
Il s’agit d’un festival de bateau, sans eau et en plein désert. Personne ne se prend au sérieux et le but c’est de rapporter un maximum de point à son équipe pendant toute une journée. Les équipes se défient dans plusieurs épreuves et à la fin, il y a un énorme spectacle de bateaux géants qui s’affrontent selon les équipes de la journée. Autours de ce festival, il y a bien évidemment, concerts, boissons, nourriture à gogo ! On y a croisé des français qu’on n’avait encore jamais rencontrés, mais avec qui on discutait depuis des semaines sur internet. On a revu Marine et Geoffroy qu’on avait rencontré lors de notre roadtrip à Uluru (et qu’on reverra ensuite chaque semaine) et on a fait le festival avec notre voisin Chris et sa femme Sue (qui nous ont payé les entrées de 25$ chacun car bon… ils sont comme ça les australiens…). Ce fut juste incroyable ! Un moment à partager avec les australiens lors d’un festival qu’ils attendent chaque année et qui rassemble des centaines de personnes…

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Entrée du festival
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Parade dans Todd Mall avant le festival
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Avec nos amis pendant le festival
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Une sorte de marathon où les équipes doivent faire le plus rapidement possible plusieurs épreuves (ici, remplir un bidon)
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Durant le show final
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Le public assis tranquillement dans l'herbe à observer le spectacle et les compétitions (en arrière plan, les foods trucks, la scène de concert et les buvettes)

Red Nats Festival

Encore une fois, on était au bon endroit, au bon moment. Pour ce festival Red Nats de racing, la majorité des participants ont résidé dans notre camping ! Nous avons donc vu quasi tous les véhicules des courses de voiture en direct et tous les jours pendant une semaine ! 
Cette course de voitures est la seule d’Australie à autoriser des vieilles voitures qui n’ont pas de papiers (j’entends par là des voitures qui ne sont plus régularisés car trop veilles et plus aux normes). Mais ce fut fantastique car on adore les vieilles voitures. Leurs aspects nous plongent dans les années 60 et avec ce décors désertique autours de nous on avait l’impression d’être dans un vieux flm hollywoodien (ou pour certaines voitures, dans un décors de MadMax) ! 
Le seul bémol, c’est le bruit… Ces véhicules font un bruit énorme lorsqu’elles roulent et nous les entendions toutes les nuits et tous les jours à venir et ressortir du camping sans cesse… On était bien contents que ça se termine finalement !

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En plein centre ville
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A l'entrée de notre camping
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Pendant la parade sur la Stuart High Way
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Encore une voiture pendant la parade

Budget de 30€ par jour, respecté ou non ?

Locomotion Nourriture Hébergement Visites Achats
1 288€ (rego voiture + frais mécaniques)
957€
1 035€
- €
502€

Recettes du travail = 11 821$ (soit environ 7 230€)

SOIT UN TOTAL DE 3 782€ / SOIT 51€ PAR JOUR SUR 74 JOURS DANS LE CAMPING.
AVEC RECETTES : 0€ PAR JOUR – BÉNÉFICE DE 3 448€ (5 639$)

Nous n’avions jamais envisagé travailler dans un camping en Australie. On pensait qu’il s’agissait la plupart du temps d’un échange de bon procédé : travail contre hébergement gratuit. Et pourtant… Aujourd’hui on a trouvé ça tellement plaisant et tellement facile pour rencontrer du monde, se faire du cash en plus en réparant des PC qu’on pense renouveler l’expérience ailleurs dans le pays. C’est allier un besoin d’hébergement avec un besoin de se faire de l’argent. Rien de plus facile ! Notre seule mésaventure fut lorsque notre voiture est restée deux semaines au garage pour des réparations et qu’on a dû travailler plus (et dormir en simple tente et tout stocker dans la salle de bain) et supporter la suffocante chaleur de l’été… Mais en trois mois de travail, on est paré pour reprendre la route. On est chargé de positifs, on a à nouveau les caisses pleines, notre voiture est prête et rafistolée là où il le fallait et on est excité de voir à nouveau l’océan… Prochaine étape ? Prendre la route pour Darwin !

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