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Faire un Working Holiday Visa,  Le Working Holiday Visa en Australie,  Voyager avec un Van ou un fourgon aménagé,  Voyager en Australie,  Voyager en Océanie

Travailler en blanchisserie, en Australie à Margaret River

Après notre travail dans les vendanges,  nous voulions trouver un job mieux payé pour espérer pouvoir réparer notre van Knacky et reprendre la route vers l’Est. Nous avons finalement trouvé un job dans une blanchisserie. Nous y sommes donc restés plus d’un mois et demi en tant que casual (saisonnier) pour aider l’équipe pendant cette période animée (championnat international de surf, quelques festivals locaux). On vous explique comment trouver un job dans le domaine en Australie, en quoi consistait notre travail, combien nous avons gagné et surtout, quelle vie nous menions pendant cette période.

Trouver un job en blanchisserie en Australie

Il n’y a pas énormément de façon de trouver un job spécifique dans le pays. Ce qui marche le mieux, c’est le porte à porte. A vrai dire, nous avons même été très insistant. Nous savions que la région était très touristique et que par conséquent, il devait être facile de trouver un job en restauration ou en hôtellerie. Malheureusement, nous avions beau chercher, les places étant prisés des autres voyageurs, nous n’arrivions pas à nous trouver un job. En réfléchissant bien, nous nous sommes dit que tous les hôtels ne devaient surement pas laver leur linge tout seul. On s’est d’ailleurs souvenu que notre caravan park à Alice Springs sous-traitait le lavage de son linge. Du coup, un jour où nous avions emmené Knacky le van au garage, nous sommes passés à pied dans une rue industrielle. Nous sommes passés devant une blanchisserie. Nous avons demandé s’ils recherchaient des “workers” et la gérante nous a directement dit que dans quelques semaines ils allaient embauché ! Nous avons direct envoyé nos cv par email. Et nous sommes même repassés quelques jours plus tard pour les lui donner en main propre. Ensuite, nous sommes retournés chaque semaine pour lui demander si elle savait quand elle allait embaucher. Finalement, après maintes efforts, on a eu le job ! Donc, d’après notre expérience, je dirai que pour obtenir un job quelque part où il n’y avait pas d’offres à la base et qu’ils n’ont pas l’habitude des working holiday visas, il faut être persuasif et endurant !

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A la recherche d'un job
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Steve qui trie le linge sale
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Audrey cachée derrière une montagne de taies d'oreillers !
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L'entrepôt où arrive le linge sale à trier

En quoi consistait notre travail ?

Il y a différentes blanchisseries :

  • les pressings qui lavent votre linge (essentiellement des vêtements),
  • les blanchisseries qui lavent les linges de maison des clients,
  • les blanchisseries qui louent leurs propre linges de maison à des clients.

Nous ne le savions pas encore, mais nous venions d’être embauchés dans la meilleure des trois ! En vrai, notre travail ne consistait aucunement à laver du linge ! Nous devions simplement le trier ! Ainsi, il y avait l’équipe “upstairs” qui triait le linge propre reçue chaque matin du siège social (qui lave leur linge). Cette équipe devait contrôler la blancheur du linge de maison avant de la stocker dans les bins prévues à cet effet. Ensuite, vers onze heure, elle était en charge de préparer les commandes des clients (hôtels, campings, b&b etc.) dans des sacs ou des trolleys (en fonction de la commande) et de les mettre dans les emplacements prévus pour les livraisons. Ainsi, il s’agissait plutôt de “pick and pack”. L’équipe “downstairs” était en charge de trier le linge de maison sale reçu par camions. Elle devait vider les trolleys et les sacs de linge dans des grosses bins et mettre les draps en coton avec les draps en coton, les draps en polyester avec les draps en polyester, les torchons avec les torchons, etc. En fait, préparer les linges pour être livrer au siège social pour être ensuite lavés.

On a fait de tout ! Steve était souvent en bas car il devait aider pour le chargement des camions ainsi que pour les vider. Pour ma part, j’étais souvent au haut à trier les bins de linge propre (notamment les oreillers !) et l’après midi, je préparais les commandes des clients.

Ce fut un travail assez chouette, peu physique et surtout très qualitatif par rapport à ce que nous avions déjà fait. Nous avions des responsabilités et on nous confiait parfois de très grosses commandes. Ce fut très gratifiant !
 
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On trie le linge propre arrivé le matin
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Steve trie le linge sale dehors
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Mes piles de taies d'oreiller à trier le matin
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Beaucoup de trolleys de linges sales à trier le matin !
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Les taies d'oreiller propres à trier le matin
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En fin de journée, il y a des bins pleines de linges sales partout !

Que gagne t'on en blanchisserie ?

LA grande question que tout le monde se pose quand on cherche un travail sur du court terme : vais-je y gagner quelque chose ?

Pour notre part, OUI ! Disons que déjà dans un premier temps, nous étions payés mieux que dans les vendanges, donc c’était déjà un plus par rapport à notre précédent job. Ensuite, on était payé à l’heure. Rien de très exorbitant. Ce n’était que le minimum légal de 24$/h avant taxes. Mais nous étions payés à l’heure par rapport aux vendanges ! Nous faisions une moyenne de 5h par jour du lundi au vendredi. Donc, ce n’était pas la grande paye mais c’était intéressant. D’ailleurs, nous n’avions plus à payer nos douches chaudes à la piscine puisqu’il y en avait dans les vestiaires du travail ! Idem pour dormir. Nous étions en van et nos collègues nous ont invités à dormir chez eux pendant un mois et demi gracieusement. Nous avons continué bien sûr de dormir dans notre van mais il n’était plus question de chercher un endroit illégal pour garer le van… Idem pour la douche où nos collègues insistaient pour qu’on utilise leur salle de bain… Bref ! Vous l’aurez donc compris. Ce fut également une expérience riche en rencontres ! On peut dire qu’on a énormément apprécié le job et les collègues. D’ailleurs, à chaque départ ou évènement, nous étions invités à nous joindre à eux pour boire une bière et partager un apéros dinatoires (payés par la boîte bien sûr !). On a rencontré des personnes incroyables pendant ces un mois et demi en plus d’avoir rempli notre compte bancaire !

Mais ça fait combien au fait, 24$/5h pendant 5J/semaine et sur 6semaines (taxes 15%) ? Alors, je fais le calcul pour vous car je vous vois déjà sortir votre calculatrice :
(24x5x5X6)-(24x5x5x6x15%) = 3 060$ (par personne)

Comme nous n’avions rien à payer à part l’essence (toutes les deux semaines) et les courses, on peut vous dire qu’on a enfin pu mettre de l’argent de côté d’une manière conséquente par rapport aux vendanges ou ça prenait trop de temps…

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Beer time après le boulot... offert par la boîte !
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Fête d'anniversaire au travail !
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Douche chaude gratuite au travail... parfait quand on dort en van ^^ !
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French dinner chez Jean-François, notre collègue français expatrié depuis 25 ans en Australie !

Qu'avons-nous réellement fait pendant cette période ?

Comme nous vous l’avions déjà raconté dans notre précédent article, nous avons beaucoup visité les alentours de Margaret River pendant nos weekends. En soirée, et puisque nous finissions tôt le travail, nous étions souvent avec nos amis et collègues pour partager un repas chez eux, ou faire la fête avec leurs amis (toujours chez eux ah ah). On a également profité de ces moments de solitude pour rédiger sur notre site internet. Bref, on ne s’est absolument pas ennuyé !

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Apéro chez nos amis Cricket et Kayleen
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On cuisine pour nos amis !
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Feu de camps et cuisson du pain traditionnel australien dans un four bien particulier... le camp oven
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Zoe, le chien de nos amis, toujours à veiller sur nous, comme nous veillions sur elle !

Visualiser notre séjour à Margaret River en vidéo !

Budget de 30€ par jour, respecté ou non ?

On ne va pas remettre notre budget ici de six semaines en blanchisserie. On vous invite à découvrir l’intégralité de notre budget à Margaret River sur notre précédent article :

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Veillée dans la propriété de nos amis, pendant qu'ils ne sont pas là, on veille sur leur chien Zoe

On peut définitivement dire que notre travail en blanchisserie a été un plus dans notre parcours en Australie. Non pas pour l’argent car on gagne bien mieux dans d’autres emplois. Mais parce que nous n’avions pas d’autres solutions que travailler sur Margaret River pour repartir et que c’était notre ultime façon de le faire (c’est très petit Margaret River !). D’ailleurs, ce n’est pas pour l’argent qu’on recommande le travail en blanchisserie. C’est surtout pour le rapport humain avec les australiens. Je crois qu’on n’a jamais été aussi proche d’eux dans un travail. C’est simple, nous étions en total égalité avec eux dans les taches et dans les responsabilités et ainsi, on faisait pleins de choses ensemble hors job. Et ça c’est quand même génial ! Je pense qu’on a également eu la chance de pouvoir intégrer une entreprise qui n’avait jamais embauché de backpackers avant. J’espère que grâce à nous, ils continueront de donner des jobs à d’autres voyageurs !

Et vous, quel a été votre meilleur job d’un point de vu relation humaine avec les australiens ?

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