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Faire un Working Holiday Visa,  Le Working Holiday Visa en Australie,  Voyager avec un Van ou un fourgon aménagé,  Voyager en 4 roues,  Voyager en Australie,  Voyager en Océanie

Acheter un van en Australie et l’aménager

Après avoir vendu Lilly notre 4×4, il nous fallait un nouveau véhicule. Nous avons vendu le 4×4 car nous souhaitions un peu plus de confort pour finir l’aventure. La tente de toit, c’est bien, mais ce n’est pas pratique pour dormir toute l’année, en temps de pluie et en hiver ! On a donc acheté un van qu’on a aménagé et décoré entièrement.
On vous explique, ici, les démarches pour acheter un véhicule dans le Western Australia et également comment aménager un van en Australie !
Bienvenu à toi Knacki !

Acheter un van en Australie, ce qu'il faut prendre en compte

Faire attention à la mécanique du véhicule

Quand on achète un véhicule en Australie il faut bien évidemment prendre en compte la mécanique :

  • le nombre de kilomètres du véhicule (autour de 200 000 kms il faut changer beaucoup de pièces qui coûtent une petite fortune ! Il vaut mieux parfois avoir un véhicule qui a plus de 250 000 kms et qui est quasi neuf sous le capot qu’un véhicule avec moins de kilomètres si les pièces n’ont pas encore été changées),
  • si la timing belt a été changée (courroie de distribution),
  • si la headgasket a été remplacée (haute culasse) ou si le liquide de refroidissement ne ressemble pas à de la mayonnaise ce qui signifie que la culasse sera à changer,
  • si la voiture ne fume pas,
  • si la voiture ne tremble pas,
  • si les niveaux sont bons (liquide de refroidissement, lave glace, huile moteur),
  • si la voiture ne fait pas de bruits étranges lorsqu’elle roule,
  • si l’air conditionné fonctionne et la climatisation (s’il y en a une),
  • si les services (vidanges + changements des filtres + check up véhicule) ont été fait tous les 10 000 kms ou bien chaque année. C’est très recommandé en Australie !

Faire attention à l'aspect général du véhicule

Il faut également bien regarder l’état extérieur et intérieur du véhicule :
– s’il n’y a pas de grosses traces de rouille,
– si la voiture ne fuit pas sous le capot (n’importe quelle fuite : la couleur verte signifie qu’il s’agit du liquide de refroidissement),
– si les rétroviseurs sont en bon état,
– si les essuies glaces sont en bon état,
– si les lumières fonctionnent et les feux ne sont pas brisés,
– si la clef fonctionne à chaque porte et que la centralisation fonctionne correctement,
– si les ceintures fonctionnent et sont toutes là (ça parait bête mais on n’y fait jamais attention et on connait une voyageuse qui a acheté une voiture avec un siège condamné à cause de ça…
– si le plafond est en bon état, c’est à dire, qu’il n’y a pas de traces de moisissures (ce qui signifierait qu’il y a un problème d’isolation de la toiture ou d’humidité intérieur avec une très mauvaise ventilation… bienvenu aux champignons et/ou à la pluie sur le lit) !

Bien entendu, les factures fournies avec le véhicule prouveront son bon entretien si vous n’êtes pas trop mécanique. Sinon, il est courant en Australie de faire venir un garagiste ou de faire checker le véhicule dans un garage à ses propres frais avant l’achat pour garantir son état. Ce check permet de négocier le prix de vente s’il est élevé en fonction du coût estimé des réparations à faire.

Certains États australiens obligent le contrôle technique avant la vente. C’est du coup plus facile d’acheter un véhicule en bon état. Par contre c’est plus compliqué pour la revente… A voir du coup, ce qu’on préfère privilégier.

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Knacky vient tout juste d'entrer dans nos vies !

Se méfier du trop beau et du trop surfait...

Bien entendu, lorsque vous chercherez LE van de vos rêves, vous allez tout d’abord regarder les photos sur Gumtree et sur Facebook Market… Mais ce n’est pas QUE ça qu’il faut prendre en compte. La plupart du temps, les personnes vous vendront à un prix exorbitant l’aménagement avant de vous vendre un véhicule en bon état. Alors oui vous allez y vivre et vous voulez le meilleur aménagement possible, le plus beau pour le meilleur prix possible. Mais parfois, il vaut mieux prendre un van peu aménagé et à bas prix, mais qui est en parfait état, et investir un peu pour avoir le confort voulu. C’est bien beau d’avoir un joli van, mais c’est mieux quand il roule et qu’il ne vous coûte pas grand chose en réparations pendant votre année en Australie !

Notez qu’un van en dessous de 3 000$ est à éviter sauf s’il est vide ou si l’aménagement est très sommaire. Mais parfois, c’est plus intéressant d’acheter un van à 3 000$ en parfait état auquel vous allez investir 3 000$ dans son aménagement que d’acheter un van tout prêt pour le même prix.
Un van au dessus de 9 000$ doit au minimum avoir l’électricité (dont un panneau solaire), un frigo, un vrai lit, une cuisine, peu de kilomètres, une isolation intégrale, les factures de tous les entretiens, etc. Bref ! Il doit être irréprochable !
En moyenne un van en bon état avec au moins une seconde batterie, un lit, le matériel de camping et 250 000 km coûte entre 6 000$ et 7 000$.

Pour notre part, nous avions fait une erreur de débutant ! Le van nous semblait en parfait état et avait très peu de kilomètres. Le prix était très bas, mais nous avions détecté de la rouille au plafond. Donc nous savions à quoi nous attendre. Le prix ne nous faisait donc pas peur. Ce qu’on a un peu ignoré c’est le fait que l’ancien propriétaire australien n’avait pas une seule facture… On a mis ça sur le compte du premier et précédent propriétaire qui utilisait le véhicule pour son entreprise de plomberie. Il avait peut être gardé ses factures pour sa comptabilité… qui sait ? On a du coup pas trop été regardant là dessus. Ce qui nous a valu beaucoup de lourdes réparations par la suite… Mais on ne pouvait pas avoir le beurre et l’argent du beurre à ce prix là ! On est tout de même contents, car malgré tous les pépins mécaniques, on n’a pas dépassé notre budget d’achat de van de départ ! Comme quoi, il faut tout regarder avant l’achat !

Notre fourgon Knacky

Avant / Après les travaux

Notre van Knacky n’avait rien au départ. Il était sommairement recouvert d’une veille moquette grise poussiéreuse et il avait une grille qui séparait l’espace conduite et l’espace vie. Nous avons donc opté pour tout retirer, même la lumière. Le van Knacky, c’était une carrosserie en bon état malgré le toit (surement à cause du plombier !), une peinture blanche abîmée un peu partout à l’intérieur, des portes recouvertes d’un bois cheap et beaucoup trop de poussières partout.

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Juste avant les travaux : Knacky a de la moquette au sol
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Une grille sépare les espaces conduite et vies
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Knacky vu de côté
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Knacky complètement vide

On a décidé de tout refaire. Du sol à plafond, on a isolé le van partout ! L’électricité a été fait avec un ami électricien (hors de question de le faire nous-mêmes et seuls, trop dangereux). On a construit 80% des meubles et décorations. Pour les 20% restant, il s’agit majoritairement de récupérations et de matériels d’occasion. On a seulement fait quelques achats neufs pour ce qu’on n’a pas trouvé ailleurs (ET pour l’électricité).

Knacky c’est une petite maison roulante de 8 m² habitable qui n’a besoin de rien pour être alimentée en électricité (panneau solaire), eau (4 bidons à remplir en ville pour la douche, la boisson et la vaisselle) ou en chaleur (il peut faire 10°C dehors que nous avons 20°C). En cas de grands froid, nous avons un petit chauffage d’appoint. Pour se doucher, il est est possible de se faire chauffer de l’eau à l’intérieur et de prendre une petite douche. Sinon, on apprécie la douche en pleine nature à l’arrière du van ! Bref, Knacky, c’est notre petit rêve devenu réalité !

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Knacky vu de côté au jour du 02/05/2019
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Knacky vu de derrière au jour du 02/05/0219

Les travaux, étape par étape

Colmater la rouille

Nous savions à l’achat du véhicule que nous devions colmater de la rouille. Ce que nous savions moins, c’est que nous allions devoir boucher des dizaines de trous sur le plafond pendant plusieurs jours pour rendre l’habitacle viable et étanche.

Dans un premier temps, nous nous sommes réfugiés sur internet pour y lire des tutoriels : “comment enlever la rouille sur son véhicule”. On a finalement fini par regarder pleins de vidéos Youtube de personnes qui expliquaient comment le faire. Le résultat était bluffant ! On n’avait plus qu’à tenter de le faire et d’acheter notre matériel ou équivalent australien.

Ce qu’on a acheté / utilisé :
– on a emprunté la disqueuse avec disque abrasif d’un ami pour retirer la rouille intégralement
– on a acheté du “Sika boum” qui est un isolant mousseux en bombe
– on a acheté du papier à poncer
– on a pris de la peinture identique à notre carrosserie (voir à Bunnings)
– on a acheté du silicone pour les bateaux (couleur blanche) – A NE PAS UTILISER – NOUS AVONS COMMIS UNE ERREUR !
– on a acheté de l’anti-rouille
– on a pris du mastic avec durcisseur
– on a utilisé un couteau à mastique
– on a utilisé des tissus micro-fibres
Coût total pour traiter la rouille : 180$

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Après avoir poncé avec la disqueuse, on aperçoit les trous sur tout le long du toit
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Après avoir appliqué l'anti-rouille et laissé reposé plusieurs heures, nous posons la mousse isolante
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Steve applique le Sika boum pendant que je nettoie la carrosserie intérieure
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Pour ne pas avoir de la mousse hors du van, on pose des planchette de bois à l'extérieur

Avant toute chose, il faut préparer la carrosserie. C’est à dire, qu’il faut retirer toute la rouille à la disqueuse jusqu’à ce que la carrosserie n’est plus de trace couleur “rouille”. Pour notre part, nous avions des trous incroyables après cette opération. Ça aurait pu nous faire peur, et pourtant on a tout de même continué !

Après, il faut nettoyer les zones à traiter. Avec un chiffons humide, nous avons retirer toute la poussière et les résidus de métal. On a passé un chiffon doux pour essuyer les parties nettoyées et enfin, nous avons appliqué le produit anti-rouille. Ce produit est assez facile à mettre. Il faut, par contre, tenir compte des nombreuses heures de pose avant de continuer le travail !

Le lendemain, nous avons mis notre isolant mousseux dans tous les trous et nous avons laissé agir pendant plusieurs heures encore pour le laisser gonfler, sécher et durcir. Nous avons ensuite découper le trop plein de mousse avant d’appliquer notre silicone la première fois (mais ce fut une grave erreur – ne le faites pas !). Finalement, à cette étape, je dirai qu’il faut mettre directement son mastique avec durcisseur sur les zones à couvrir. Il faut être généreux sur les quantités car on va finaliser le travail en ponçant avec le papier à poncer pour rendre la surface lisse.

On en vient donc à la dernière étape qui est de repeindre la surface à la peinture aérosol.

Il faut bien entendu tenir compte des temps de pose entre chaque étape.

En France, je ne sais pas si ce procédé passerai au contrôle technique sans avoir vraiment fait en sorte de rendre ce travail invisible à l’œil nu. Pour notre part, le rendu devait être au mieux, mais on aperçoit tout de même que nous avons effectué quelques travaux de carrosserie. On s’en fiche un peu. Tant que le véhicule est étanche, c’est tout ce qui nous importe !

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Steve qui ponce le mastic à la disqueuse pour enlever un maximum d'excédent
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On ponce à la main le mastic pour peaufiner le travail
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Le mastic durci, juste avant l'application de la peinture
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Après application de la peinture, on n'y voit que du feu !

On peut voir qu’entre le début des travaux et l’après, les traces de rouille sont totalement inexistantes même si on n’a pas vraiment réussi à rendre le mastique aussi lisse qu’une carrosserie.

On a déjà essuyé des tempêtes avec grêlons (oui oui, même en Australie !) et on n’a eu aucune infiltration d’eau ou trace d’humidité sur les murs et plafonds. On a d’ailleurs acheté une petite centrale météo d’intérieur pour connaitre le degré d’humidité à l’intérieur du van et la température. Très utile pour potentiellement détecter des soucis techniques dans notre isolation !

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Après avoir passé la disqueuse sur les traces de rouille
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Après application de la mousse isolante
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Après application du mastic
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Après ponçage et application de la peinture

Le matériel utilisé

Avant les travaux, on a décidé :

  • d’acheter le minimum de matériel et de réutiliser les chutes de bois au maximum au lieu de jeter,
  • de revendre le matériel non utilisé,
  • d’acheter tout le matériel pour l’isolation neuf,
  • d’essayer de trouver du matériel d’occasion pour l’aménagement et la décoration du van.

L’idée était de ne pas gaspiller et surtout d’économiser un maximum. Deux points qui s’accordent parfaitement.

Sur une échelle de 100% de notre budget aménagement :
– 50% correspond à des matériaux neufs (isolation et gros œuvres + électricité),
– 20% correspond à de la récupération gratuite (poubelles d’industriels, Facebook Market, vides grenier, poubelles de particuliers),
– 30% correspond à de l’achat d’occasion (meubles, décoration, outils, électroménager).

En Australie, pour aménager un van, il y a certaines enseignes à connaître :

  • Bunning est le plus gros magasin de bricolage et de jardinage en Australie. Vous y trouverez tout ce que vous aurez besoin en matériel et outils de construction, mais aussi pas mal de matériels de camping à prix défiant toute concurrence (5$ la chaise de camping par exemple ),
  • Kmart / Big W / Target sont des magasins où on trouve tout pour la maison (mais aussi en habillement). Ils proposent des objets de décoration, de la vaisselle, du linge de lit… Kmart est le moins cher de tous mais vous trouverez parfois de bons prix à Big W notamment pour le linge de maison.
  • Ikea : eh oui il y en a en Australie ! Par contre, il ne sont pas partout. Ils sont surtout présents à Perth, Adélaïde, Melbourne, Sydney et Brisbane.
  • Reject Shop / Red Dot sont un peu des “Babou” australiens. On y trouve de tout et à des prix incroyables ! Les produits varient en fonction des saisons et des régions. Mais il s’agit souvent d’objets malins à petits prix.
  • Spotlight est un magasin de décoration de la maison. On y trouve de tout mais à prix assez élevé. Parfois, il y a des produits soldés et là ça vaut le coup !
  • Anaconda / Home Hardware / BCF sont des enseignes nationales de camping. Utile pour y acheter son frigo 12V, sa bouilloire 12V, etc. On y recharge aussi ses bouteilles de gaz vides.
  • Decathlon : très peu représentés dans le pays, c’est tout aussi intéressant que partout dans le Monde.
  • Vinnies / Salvation Army / Cashconverter / Op Shop sont des boutiques d’occasion. Pratique pour y dénicher à prix cassé des objets en très bon état
  • Auto One / Super Cheap Auto sont des enseignes qui équivaux à nos Feuvert français. Mais il y a toujours une partie “camping”. On a d’ailleurs acheté nos fusibles et nos lampes spéciales caravanes à Auto One. Leurs frigos 12V sont les moins chers du marché.
  • Facebook Market / Gumtree sont deux plateformes en ligne pour acheter n’importe quoi d’occasion. Facebook Market, comme son nom l’indique marche avec l’application Facebook. C’est ultra populaire en Australie. Gumtree est un site internet australien qui équivaut à notre “Bon Coin” français.
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Nos premiers achats à Bunnings pour le coffrage et isolation intérieur du van
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Ce qu'on a récupéré dans les poubelles !

Faire le sol

On a suivi des tutoriels sur internet pour pouvoir faire notre sol. On voulait à tout prix l’isoler pour plusieurs raisons :

  • ne pas avoir froid aux pieds (métal !),
  • mettre à niveau le sol car plus facile pour y poser ses meubles et marcher dessus (le sol n’est pas plat),
  • pouvoir fixer nos meubles sur le sol (impossible de trouer le sol sinon on perce la carrosserie !)

Notre process était assez simple :

  • on a d’abord couper nos baguettes de bois dans les dimensions souhaitées,
  • on a collé nos baguettes un peu partout sur le sol grâce à une colle spéciale bois/métal (il faut laisser reposer avant de continuer sinon ça se décolle !)
  • on a posé entre nos baguettes notre laine de verre isolante,
  • on a vissé sur nos baguettes au sol les planches de bois de 1cm d’épaisseur après les avoir coupé aux dimensions voulues.

Attention !

  • il faut bien garnir de laine de verre pour éviter que le sol soit trop souple,
  • il vaut mieux privilégier des petites morceaux de bois au sol et les lier entre eux plutôt que de tenter de faire tout en un tenant,
  • il faut mettre un maximum de baguettes au sol pour maintenir les planches qui vont être amenées à supporter énormément de poids !

A la toute fin de nos travaux et une fois que le lit a été créé, nous avons installé un vinyle imprimé bois pour isoler et protéger notre sol.

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Steve qui va appliquer la colle pour y fixer les baguettes au sol
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On n'a pas encore terminé de fixer les baguettes au sol

Faire les murs

Pour faire le mur, nous sommes partis sur des panneaux muraux de 3mm d’épaisseur. Nous voulions ainsi avoir des panneaux assez souples pour être fixés sur nos murs arrondies. On a également opté pour une isolation en fibre de verre qu’on a appliqué partout sur la carrosserie et tenue avec des bandes adhésives.

A la différence de certains autres voyageurs, nous n’avons pas fixés des baguettes sur les murs pour y fixer nos panneaux muraux. Nous voulions économiser un maximum de place intérieure et de ce fait nous ne pouvions pas nous permettre de perdre au minimum 3cm de chaque côté. D’ailleurs, on ne voulait pas non plus acheter plus de laine de verre pour combler les espaces entre la carrosserie et les panneaux muraux. On s’est dit que tant qu’à fixer des baguettes sur la carrosserie, pourquoi ne pas directement fixer nos panneaux dessus ?

On a donc utiliser les rigoles vides intérieurs destinées à “aménager le van pour une utilisation professionnelle” comme supports pour nos panneaux. On ne perçait donc pas dans la carrosserie extérieurs et ça rendait le coffrage plus solide également. Comme nous avons fixé directement dans le métal, nous avons acheté des visses auto perforantes pour métal.

Avant de finaliser nos murs, nous avions déjà installé nos câbles électriques.

En finition, nous avons appliqué des baguettes au sol entre les murs et le sol.

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L'un des panneaux mural dans lequel passe nos câbles électriques
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Aperçu de nos panneaux muraux
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Une fois les panneaux muraux posés

Faire le plafond

Pour faire le sol, nous avons procédé de la même manière que pour les murs. On a pris des panneaux en bois de 3mm d’épaisseur qu’on a fixé directement sur les barres métalliques du plafond (qui sont vides ! alors attention à la taille de vos visses !) après avoir recouvert le plafond de laine de verre. On a vissé avec des vis auto perforantes spéciale métal car traitées anti rouille ! On a laissé une ouverture pour nos trois LED au plafond avec les câbles apparents. Et enfin, on a appliqué les mêmes baguettes qu’au sol entre le plafond et les murs.

On n’a pas acheté à nouveau des panneaux de bois. Nous avons utilisé nos chutes des murs pour finir le plafond. Il est du coup en 5 parties. Mais c’est d’autant plus facile pour nous si nous devons les changer ou accéder aux câbles électriques passant au plafond !

Côté conduite, on a collé un isolant en aluminium sur le coffrage d’origine. Idéal pour garder la chaleur en hiver et le frais en été !

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On a retiré le coffrage d'origine dans l'espace conduite pour l'isoler
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A la toute fin du coffrage intérieur !

Fabriquer un lit

Pour faire le lit, Audrey s’est inspiré de beaucoup d’autres vans vu sur internet. Elle a fait des plans en fonction de la taille du van, de nos tailles à nous et de nos besoins.
Nous voulions vivre dans le van avant tout donc il était hors de question d’avoir un lit à installer et désinstaller tous les jours. On voulait aussi avoir une cuisine intérieure et une table et bancs. Ce ne fut pas facile d’imaginer l’intérieur de notre maison roulante sans avoir à l’avance nos meubles finaux. On s’est donc énormément concentré sur le lit.

Nous voulions qu’il soit fonctionnel et que nous puissions y ranger tout ce que nous souhaitions

C’est à dire :

  • un lit avec un vrai matelas super confort,
  • des rangements comme à la maison (pas de boîtes en plastique) pour les vêtements, les chaussures, les livres, appareils électriques, etc.
  • un espace coffre pour y mettre nos outils, guitares, bidons d’eau de secours, etc.
  • un espace douche dans le coffre pour les jours de beau temps (avec les portes qui s’ouvrent de côté, c’est plutôt sympa pour avoir de l’intimité !),
  • une table déroulante pour facilement y avoir accès pour les repas quand il fait froid dehors et quand il fait nuit,
  • des petits rangements sur les côtés avec des prises murales pour y brancher nos téléphones la nuit.

On a donc créé un lit en trois parties. Nous ne pouvions pas le créer en un seul tenant et le faire rentrer dans le van ensuite. Nous ne pouvions pas non plus le créer au fur et à mesure dans le van car nous ne pouvions pas visser sur les côtés à cause des murs du van…

Bref, ce fut compliqué, mais pas impossible.
Pour le créer nous avons utilisé :

  • du bois de qualité (pas le moins cher à Bunnings),
  • des poutres centrales épaisses,
  • des lattes d’un vrai lit récupéré gratuitement,
  • des visses spéciales bois de 20 cm pour les plus courtes,
  • des équerres pour l’armature principale

Étapes de construction du lit :

  1. on a d’abord fait les trois parties avant de les fixer entre elle dans le van,
  2. on a ensuite fixé le lit au sol avec des visses,
  3. on a fixé nos lattes sur le dessus du lit et découpé notre matelas récupéré gratuitement (Clark Rubber) aux dimensions du lit (150m de large x 175m de long).
  4. on a fixé nos panneaux de séparation des rangements du lit (des panneaux fins pour les simples séparations et des panneaux plus épais pour les espaces qui contiendraient les tiroirs et étagères.
  5. on a créé nos étagères et isolé la partie “douche extérieur”,
  6. on a installé nos tiroirs (récupérés gratuitement),
  7. on a finalisé notre table déroulante,
  8. on a finalisé nos rangements pour les vêtements.
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Nous construisons le lit en trois parties avec un assemblage à l'intérieur du van
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Le lit est assemblé et fixé au sol. On y ajoute les lattes
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On peut déjà dormir dans notre van, il ne reste plus que les rangements intérieur du lit à finaliser
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La table coulissante sous le lit
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Les rangements sous le lit
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Le lit et les rangements sous le lit vu du coffre

Construire la cuisine

Pour la cuisine, nous voulions tout d’abord la faire nous-mêmes car sur mesure par rapport à l’espace restant dans le van et nos besoins. Finalement, en faisant notre budget, nous nous sommes rendus compte que ça nous coûterait plus cher de le faire nous-mêmes que d’acheter un meuble d’occasion de le retaper à nos goûts. En plus d’être hyper économique, cette solution nous a permis d’avoir un meuble en bois de qualité et juste parfait pour faire une cuisine. Pas besoin de protéger le plan de travail avec des traitements hydrophobes ou autres. Le meuble est fait pour durer et le bois n’absorbe ni l’eau, ni aucun autre liquide !

On a donc repeint le meuble sur les parties basses en blanc. Cela a fait immédiatement ressortir les vitraux des placards avec armatures métalliques noires ! On a également créé un espace pour notre bassine destinée à devenir un lavabos plus tard. On a récupéré l’une des étagères intérieures pour y créer une tablette coulissante pour le gaze cooker, et une séparation en bois où on peut y accrocher ce qu’on utilise quotidiennement pour cuisiner. Pour finir, Steve a installé deux prises allumes cigares sur le haut du meuble pour y brancher frigo 12V et bouilloire électrique.

Bref, contre plus de 200$ estimé en bois et fournitures pour créer la cuisine sur mesure (qui n’aurait pas, faut pas se mentir, le même cachet que notre meuble actuel), on a dépensé moins de 100$ pour ce meuble de cuisine.

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Notre meuble de cuisine avant travaux
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On retape le meuble de cuisine avant de l'installer dans le van
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Notre cuisine toute équipée (manque simplement le robinet avec écoulement des eaux usées pas encore fait !)

Installer l'électricité

Nous voulions être autonomes en électricitéun peu comme avec notre 4×4 mais en mieux. Avec Lilly le 4×4, nous pouvions chargé tout nos appareils électriques quand nous le voulions mais la plupart du temps, la batterie ne suffisait pas à alimenter notre frigo toute une nuit. Nous branchions notre frigo sur notre inverter 240V / 150W. Ce qui fait que malgré que notre frigo pouvait fonctionner au 12V et ainsi utiliser moins d’électricité, nous n’avions aucun moyen de le brancher en 12V directement sur la batterie.

Donc déjà qu’avec Knacky nous pouvons brancher tous nos appareils prévus pour du 12V sur les prises prévues à cet effet n’importe quand, la plus grande différence à présent c’est que nous avons le panneau solaire. Ainsi, la batterie se recharge lorsque nous roulons (comme avec le 4×4 – la batterie se charge via notre batterie principale gérée par un relais automatique) mais aussi lorsqu’il fait jour (nous avons opté pour un panneau solaire qui fonctionne aux UV et non pas qu’aux superbes beaux temps ensoleillés).

Pour sécuriser le tout, nous avons installé une boîte à fusible qui, s’il y a court circuit ou n’importe quel soucis électrique, fait griller les fusibles et non pas notre matériel. On a un régulateur avec écran de contrôle sur la charge de la batterie et sur l’état du panneau solaire. Notre batterie est une deep cycle à gel de 135MAH.

Nous avons 3 prises allumes cigares qui alimentent, frigo 12V, bouilloire 12V et douche pression 12V. Il y a deux prises USB murales. Et il y a trois lampes LED tactiles 12V au plafond. Le tout est raccordé directement sur la boîte à fusible.
Finalement, nous utilisons notre inverter 600W uniquement pour recharger nos gros appareils électriques (drône et PC).

Le coût total de l’installation électrique a été d’exactement 1 010$ (main d’œuvre de notre ami + matériel de qualité – on a acheté du neuf et pas le premier prix). Pour éviter de payer trop cher, nous avons acheté une partie de notre matériel (panneau solaire, batterie deep cycle, câbles, régulateur) chez un de-stockeur. les prix affichés étaient très intéressant et nous ont permis d’économiser 20% sur la note.

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Le banc qui fait aussi office de box électrique !
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Steve installe les panneaux solaires sur le toit de Knacky le van
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Notre panneau solaire 110W fixé sur le toit du van
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L'électricité fixée à l'intérieur du banc
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Le panneau de contrôle du panneau solaire
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La boîte à fusibles
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Notre inverter fixé sur le banc à l'extérieur pour une bonne aération
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L'une de nos LED tactile
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La prise allume cigare d coffre pour brancher notre douche pression
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Nos deux prises USB murales
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Nos deux prises allumes cigares dans le meuble cuisine

Décoration et autres aménagements intérieurs

Côté décoration, nous ne voulions encore une fois pas trop dépenser. On a fait beaucoup de récupération (coussins, vaisselles, etc.). On a créé notre propres rideaux avec des chutes de tissus et on a utilisé nos chutes de bois pour faire des boîtes de rangement.

La décoration se joue surtout sur l’esprit du van qui est tout en bois et dans des tons blancs et rouges. On a simplement ajouté un tapis pour les nuits fraîches et des petits coussins pour nos bancs ! On a aussi habillé notre porte latérale avec des photos et des petits mots. Bref, finalement, la décoration est basiques mais elle nous suffit à nous donner l’impression d’être dans une véritable petite maison sur roues !

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La porte coulissante nous sert à noter des petits mots (en ce moment notre planning pour rattraper notre retard sur les publications de notre site internet !) et nos photos prises avec les voyageurs rencontrés !
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Chaque espace est important ! Quand nous restons stationné longtemps, nous utilisons la partie conduite pour y suspendre notre linge humide !

Visualiser l'aménagement de notre van en vidéo !

Combien ça coûte d'avoir un van tout confort en Australie ?

Le prix d’aménagement d’un van en Australie dépend de beaucoup de choses :

  • de comment vous vous débrouillez pour éviter d’acheter toujours du neuf,
  • de la taille de votre van,
  • de ce que vous voulez construire vous-mêmes,
  • de votre envie d’avoir ou non de l’électricité,
  • de votre besoin ou non d’avoir une isolation au sol/murs/plafond,
  • de l’achat de votre véhicule de départ.

Pour notre part, je pense qu’on aurait largement pu dépenser le double que nous avons investis si nous avions opté à chaque fois d’acheter du neuf et tout faire nous-mêmes avec des matériaux neufs.

Le mieux, je pense, c’est de toujours définir avant l’achat d’un van la fourchette qu’on est prêt à investir en travaux afin de connaître notre budget d’achat d’un van vide. Cela permet d’éviter les déconvenues. Ainsi, vous contrôlez votre budget dès le départ et vous savez rebondir à tout instant pour trouver des alternatives à la facilité d’acheter du neuf en premier. C’est un peu comme l’achat d’une maison à rénover… On achète seulement si on a les moyens de faire les travaux.

Notre Budget “Knacky le van” après les travaux :

  • Achat du van vide : 3 990$
  • Traitement de la rouille : 179$
  • Isolation et coffrage intérieur : 859$
  • Ameublement (lit + cuisine) : 414$
  • Décoration et équipements manquant : 297$
  • Mécanique de départ (non inclus, les réparations pendant nos 9 mois de voyage) : 305$
  • Électricité : 1 010$
    TOTAL = 7 054$

Nous ne voulions pas dépasser les 6 500$ pour acheter un van. Finalement nous investirons d’avantage, mais nous restons très proche de notre budget de départ pour un van tout confort ! En Australie, à ce prix là, nous n’aurions jamais pu acheter ce type de van ! On est du coup très content du rendu final pour le prix investi !

Avec la revente du 4×4 à 4 800$, on a payé du coup notre van 2 254$ !

On recommande à tout le monde de ne pas rester sur l’expérience d’un seul véhicule en Australie. Parfois, ça a plus de sens de revendre un véhicule et d’en racheter un autre avec l’argent de la vente pour upgrader son confort de voyage !

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On n'a jamais vu autant de billets jaunes en Australie ! Eh oui, ici on paie cash une vente de voiture !

On ne regrette en aucun cas l’achat de Knacky et son rendu final ! On voulait plus de conforts pour finir notre voyage en Australie et c’est chose faite. On s’y sent comme chez soit ! Très fonctionnel et super bien isolé, on n’entend rien dehors et personne ne nous entend ! Il n’y fait pas froid et jamais trop chaud… bref, un petit cocon ! On voulait s’entrainer sur un van avant de quitter l’Australie et de faire des travaux sur un projet plus important à notre retour en France. Ce van test est une belle réussite. On a été heureux de contribuer à la construction de Knacky et on s’est découvert une passion pour la rénovation et la décoration !

Des questions concernant l’aménagement d’un van en Australie ? Posez les en commentaire !

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