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A 37 ans, elle a tout plaqué pour voyager seule

Nous avons rencontré Magalie, à distance… En fait, elle faisait ses papiers pour aller vivre un an en Thaïlande dans le Nord de Chiang Mai, en même temps que nous. D’ailleurs, elle devait elle aussi prendre le dernier avion avant le premier jour de confinement mondial. Bref, on a finalement rencontré Magalie de visu en Alsace, sa région d’origine, tout comme nous, lors de notre premier Barbecue du Voyageur ! On vous présente Magalie, qui a décidé de voyager seule il y a trois ans, malgré les “on dits” du voyage féminin solitaire.

Magalie, alsacienne et bien dans sa peau

Magalie a 37 et elle est originaire d’Alsace (Haut-Rhin) et plus particulièrement d’un petit village à côté de Mulhouse, Baldersheim. Avant son tour du monde, elle travaillait en tant que déclarante en douane chez DHL à l’aéroport de Bâle Mulhouse. C’est après 13 ans dans cette entreprise, qu’elle part à l’aventure.

Un manque dans sa vie

En avril 2016, suite à une douloureuse séparation, elle a une révélation. Elle ne veut plus simplement exister. Elle souhaite vivre sa vie telle qu’elle rêverait de la vivre. Quelques mois plus tard, elle prend la décision de vivre ses rêves en réalisant l’un deux : “faire le tour du monde”.

Besoin d'accomplir ses rêves

Elle nous dit “avoir toujours aimé partir à l’aventure et à la découverte d’autres cultures. Plus jeune, je suis partie seule travailler en Grèce à plusieurs reprises (sur l’île de Samos et à Parga). L’inconnu ne me faisait pas peur. C’est à ce moment-là que j’ai eu un réel déclic pour le goût du voyage.”

Avec son ancien compagnon, elle nous raconte être partie aux USA en Floride en mode “sac à dos”, sans itinéraire précis. Elle est également partie à ses côtés en Thaïlande plusieurs fois et au Cambodge. A chaque fois, ils dormaient à l’hôtel.  C’est justement pendant l’un de ces voyages, qu’elle est pour la première fois admirative des voyageurs au long cours (dit aussi backpackers). Elle rencontre un canadien au Cambodge qui lui parle avoir tout quitté pour parcourir le Monde. Elle a su à ce moment-là qu’elle vivrait elle aussi un jour une telle aventure.

Elle nous confie : “Ma façon de voyager a changé ensuite car je suis partie pour mon tour du monde seule, pendant longtemps et loin. J’ai fini par prendre de nouvelles habitudes en dormant en auberge de jeunesse, en faisant du couchsurfing (dormir chez l’habitant via un site internet de mise en relation avec des hébergeurs et des voyageurs), en dormant en tente ou chez l’habitant. Je me suis aussi essayée au stop.”

Un itinéraire motivé par ses rêves

Elle raconte avoir commencé son périple à New-York car c’était son rêve de gamine. Cette ville l’a depuis toujours fascinée. Elle a poursuis sa route aux USA sur la côte Est, avant de remonter au Canada sur la côte Est toujours. Elle est ensuite redescendue au Mexique dans le Yucatan et elle a poursuivi sa descente aux Amériques avec le Guatemala, le Belize, le Costa-Rica, le Brésil, l’Uruguay, l’Argentine, la Patagonie, les îles de Pâques. Elle a ensuite changé de continent pour l’Océanie avec un trip en Nouvelle-Zélande et l’Australie. Elle termine ensuite son voyage en Asie avec la Thaïlande, Singapour, et Bali en Indonésie. Elle profite enfin d’une escale d’un jour au Quatar pour découvrir Doha.

Son itinéraire n’a pas été choisi au hasard. Elle avait déjà visité un peu l’Asie et pour son tour du Monde, elle souhaitait découvrir l’Amérique du Sud qui l’a toujours fascinée. Elle souhaite aussi découvrir les merveilles du Monde et on en compte 14 dans cette partie du monde !

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Magalie à Sekumpul - Île de Bali en Indonésie

Jamais vraiment seule

Pour elle, les moments de solitudes lui étaient vitaux. Il lui ont permis de se recentrer sur elle-même et d’avoir du temps, du coup, pour se remettre en question. Elle nous dit qu’il “est important à mon sens, d’être parfois confronté à sois dans la rue, les restaurants, les hébergements, les transports en commun. Nous sommes finalement nombreux à parcourir la terre seuls(es). C’est un peu comme une grande communauté de voyageurs.”

Ses meilleurs souvenirs dans son voyage solitaire

Elle nous raconte avec émotion sa rencontre avec Uluru dans l’outback australien. Elle nous dit que lorsqu’elle s’est retrouvée devant cet impressionnant rocher, à observer le couché de soleil, elle a ressenti des larmes rouler sur ses joues. Vivre ce moment incroyable perdue au milieu de nul part l’a complètement chamboulée.

Elle se souvient également de son ascension du volcan Batur à Bali au milieu de la nuit pour y observer le lever du soleil accompagnée de deux filles rencontrées la veille. Elle se souvient de cet incroyable moment de partage face à ce lieu majestueux.

Son voyage qui se voulait seule, a finalement permis la rencontre d’autres voyageurs avec lesquels elle a partagé d’incroyables moments.

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Ascension du Mont Batur à Bali, Indonésie

Pas de soucis, que des belles expériences !

Elle n’a pas eu de réelle galère de voyage. Même quand il y avait une mésaventure, celle-ci se transformait en une expérience incroyable. Elle nous raconte notamment avoir eu une panne de bus en plein milieu de la pampa argentine sur la Ruta 40 pendant 3 heures. Mais cette longue attente s’est transformée en un apéritif improvisé avec tous les passagers ! Un super bon souvenir finalement !

Finalement, elle revient sur une mauvais expérience avec les chiens errants en Thaïlande qui lui faisaient tout de même peur, lorsqu’au milieu de la nuit, ils la poursuivaient !

Un retour vers une vie différente

Elle nous parle d’elle à son retour de voyage : 

“Je suis revenue complètement changée. Le voyage m’a littéralement transformée. Qu’elle merveilleuse expérience ! J’ai vaincue toutes ces peurs que l’on peut avoir lors du départ : la peur de l’inconnu notamment et la peur de l’autre. Je me suis lancée des défis (saut en parachute, ascension de Pedra de Gavea au Brésil…). Mon intuition s’est beaucoup développée aussi. En voyageant onze mois, avec seulement quelques affaires, on se rend compte également de la société de consommation dans laquelle nous vivons en France. Finalement, on a besoin seulement de peu pour vivre et être heureux. 

J’ai encore plus envie d’apporter mon aide à des plus nécessiteux que moi. J’ai partagé un de mes repas à Buenos Aires a une famille sans abris. J’ai aidé un ami à Bali qui, suite à la Covid, s’est retrouvé sans emploi… Je relativiste beaucoup plus et je prends du recul sur les situations de la vie.

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Saut en parachute Franz Jozef en Nouvelle Zélande

Le Covid change un peu ses plans initiaux, mais pas ses rêves !

De retour de son voyage, elle a repris son travaille chez DHL en mai 2019. Mais cette petite envie de repartir lui trottait dans la tête. Elle a donc démissionné en janvier 2020 pour partir travailler en Thaïlande dans le Nord à Chiang mai. Son départ aurait dû être pour mars 2020… 

Finalement, la Covid a chamboulé ses projets. Elle a bien obtenu ses papiers et elle avait son vol prévu pour rejoindre la Thaïlande. Mais elle s’est retrouvée bloquée en France le 16 mars 2020, jour prévu de son départ et premier jour de confinement mondial.

Elle nous raconte ne pas avoir vraiment de plans de voyage pour la suite. Elle a cependant beaucoup de lieux encore à découvrir qui sont sur sa bucket-list de voyage (les dolomites, retourner à Bali…). Quoi que le futur réserve, elle prévoit donc de continuer à voyager

Ses conseils pour les femmes seules qui ont peur de voyager seule

“Prenez votre sac et foncez Mesdames ! Le plus dure est peut-être de faire le premier pas. Mais après, c’est que du bonheur et on n’est jamais vraiment seule sur la route !”

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